Le semis de l’annua

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Le pépinière

ATTENTION ! Cette étape est la plus délicate. Les plantes sont très fragiles jusqu’à un mois après leur mise en terre !
1
Faire un trou
d’au moins la profondeur d’une main (20 cm, en fonction des racines).
2
Défricher
herser et labourer superficiellement si besoin.
3
Ratisser
pour éliminer les cailloux et mauvaises herbes.
4
Apporter
des amendements organiques si le sol est pauvre.
3
Binner
pour ameublir le sol sur les planches de culture et faire des billons en fonction des habitudes.

L’OMS rappelle que le sol doit contenir des quantités appropriées d’éléments nutritifs, de matières organiques et d’autres éléments (GACP). Dans l’idéal, procéder à une analyse de sol dont les résultats sont repris dans la fiche de lot et suivi de culture.

Préparation du lieu de plantation

1
Faire un trou
d’au moins la profondeur d’une main (20 cm, en fonction des racines).
2
Arroser
ce trou généreusement afin d’ameublir le sol pour faciliter la transplantation ainsi que la reprise des jeunes plantules (en système intensif, mouiller la parcelle durant 4h, à raison de 15 mm).
3
Y incorporer
une grosse poignée de compost (200 g environ).
L’utilisation de tout engrais minéral (y compris urée et NPK) n’est pas autorisée en agriculture biologique ! L’azote (N) étant déterminant dans la croissance de l’Artemisia annua, il est éventuellement possible d’utiliser des cornes broyées (récupération d’abattoirs) ajoutées au compost.
4
Arroser
la pépinière avant d’y prélever les plantes.
5
Repiquer
la plantule en maintenant une motte de terre autour des racines !
6
Appliquer
2 grosses poignées de compost en cercle autour de chaque plante afin de favoriser la croissance latérale des racines. ATTENTION à ne pas recouvrir les feuilles pour éviter le risque de brûlure !

Les doses à appliquer sont les mêmes que classiquement en culture maraîchère. 1kg de compost de fientes de volaille par plante donne de très bons résultats !

Les apports nutritifs sont différents en fonction du type de compost. Le compost de fientes de volailles apporte environ 3x plus d’azote que celui à base de fumier d’âne-cheval, bovin, porc ou de déchets verts. Il faut adaptez les doses ! 3x plus de compost autre que de fientes de volailles !

La densité de plantation optimale dépend de nombreux facteurs : écotype/variété, type de sol, période de l’année, fumure appliquée, association ou non avec une autre culture.

La densité de 2 plantes/m² (100 x 50 cm) avec une plantation en lignes séparées de 1 m avec 50 cm entre les plants pour favoriser la croissance et limiter l’apparition de maladie fongique est optimale au Sénégal en conditions favorables (terrain fertile, pas de stress hydrique, génotype vigoureux et durée de jour pas trop courte). En conditions moins favorables, on peut augmenter la densité à 4 plantes/m² (50 x 50 cm).

Alterner l’Artemisia avec des cultures maraichères et vivrières !

Paillage

paillage

Pailler les planches avec de la matière organique (déchets végétaux verts) fraîche ou sèche permet de limiter le besoin en eau, le désherbage, l’érosion du sol, d’apporter des éléments nutritifs supplémentaires et empêche la terre de salir les branches basses de l’Artemisia annua.

On peut utiliser : tout type de pailles, herbes, résidus de cultures de céréales, plants de maïs coupés ou broyés, fanes d’arachide, palmier à huile décomposé, … Éviter les copeaux de bois provenant de la scierie car ils sont trop acides. Favoriser les produits locaux de récupération !

Par exemple, au Bénin, de la citronnelle est taillée tous les 15 ou 21 jours afin de produire le paillage nécessaire.

Entretien

entretien
1
Arroser
généreusement chaque plante matin et soir chaque jour à l’arrosoir ou par aspersion (2x plus efficace qu’un système de goutte à goutte !). Irriguer tôt le matin et tard le soir ou la nuit permet de réduire l’évaporation (perte d’eau).
2
Désherber
régulièrement au début puis chaque mois.
3
Surveiller
les plantes de manière régulière pour agir rapidement en cas d’attaque de maladies (tel que l’apparition de moisissures si l’arrosage est trop important) ou de ravageurs (chèvres, lapins, bœufs, termites, …) !
4
Remplacer
les transplants morts à plusieurs reprises pendant 2 mois.
5
Assurer
une protection éventuelle contre le vent ou le soleil par un système d’ombrage au début de la mise en terre.
6
Ne pas s'inquiéter
de la variation d’hauteur et de formes des plantes.
Ne pas noyer le sol mais bien l’humidifier. L’Artemisia annua est sensible à l’engorgement et le stress hydrique est fa!tal aux jeunes transplants, entraînant la montée en fleurs précoce et donc l’arrêt de la croissance des plantes !   Bien retirer les mauvaises herbes car l’Artemisia est très sensible à la concurrence