Contrôle des bioagresseurs

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Le terme « bioagresseurs » regroupe à la fois les ravageurs et les maladies qui apparaissent sur les cultures.

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Il est essentiel de pratiquer un suivi
quotidien des cultures en allant régulièrement observer l’ensemble des plantations.

Faire un tour d’observation des plantes de chaque parcelle au minimum une fois par semaine et chaque jour lors de l’apparition de bioagresseurs afin d’agir le plus vite possible. A la moindre anomalie observée, il est nécessaire d’en déterminer la cause (rats, champignons, vent, …) et d’évaluer l’impact sur la récolte de production.

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Les mesures de préventions sont toujours à utiliser en priorité :
semences adaptées, biodiversité, associations culturales, rotation des cultures, utilisation de compost bien mûr, paillage, arrosage adéquat, matériel non infesté…
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En cas d’infection par une maladie
qui semble se propager, retirer immédiatement les parties de plantes ou plantes entières touchées hors du champ pour les brûler.
Les produits phytosanitaires de synthèses sont INTERDITS en régime Biologique. Les régulateurs de croissance aussi.

Les produits agrochimiques utilisés pour favoriser la croissance des plantes médicinales ou pour les protéger doivent être appliqués en quantité minimale et seulement s’il n’existe pas d’autre possibilité. On appliquera le cas échéant des méthodes de lutte intégrée contre les ravageurs des cultures, c’est-à-dire favorisant les mécanismes naturels et l’utilisation de pesticides que si cela est économiquement justifié et sans danger pour la santé humaine et l’environnement . [1]

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Traiter uniquement si le bioagresseur est incontrôlable,
et engendre de réelles pertes et qu’il revient alors moins cher d’effectuer un traitement phytosanitaire.
On effectuera un traitement phytosanitaire lorque plus de 10 % des plantes sont lourdement impactées par le bioagresseur.
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Choisir un produit accepté
dans le régime biologique, pour les cultures de consommation et suivant les exigences réglementaires du pays de production et de consommation du produit fini [2].
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Suivre les instructions
notées sur l’emballage ou sur la notice. Le délai avant récolte (DAR), c’est-à-dire l’intervalle minimal entre le traitement et la récolte spécifié sur l’emballage ou la notice du produit phytosanitaire utilisé, doit être respecté.
Cette manipulation ne peut être faite que par une personne qualifiée et munie d’un équipement de protection individuel (EPI) adéquat, c’est-à-dire tel qu’il est recommandé sur l’étiquette, la fiche signalétique (FS) ou la fiche de renseignements. Il peut comprendre : masque, combinaison, pantalon long, chemise à manches longues, gants et chaussures perméables aux pesticides… [1]
Toute traitement phytosanitaire (y compris préparation artisanale) doit être référencé dans la fiche de lot et suivi de culture.

Références

1. World Health Organization. Directives OMS sur les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte (BPAR) relatives aux plantes médicinales. 2003. Disponible sur : http://apps.who.int/medicinedocs/en/d/Js5526f/

2. World Health Organization. WHO monograph on good agricultural and collection practices (GACP) for Artemisia annua L. 2006.
Disponible sur : http://www.who.int/malaria/publications/atoz/9241594438/en/